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Qu'est-ce que l'Education Conductive ?
L’éducation conductive a été développée par le Docteur Andreas Peto, à partir des années 40 : il voulait
permettre à l'enfant porteur d'infirmité motrice cérébrale de se développer vers l'autonomie comme tout
enfant, de se débrouiller dans la vie de tous les jours.
Il a rendu à l’enfant handicapé sa place d’acteur dans sa propre vie. Il reconnaît que le handicap affecte toute
leur personnalité et que c’est à la globalité de cette dernière qu’il faut s’adresser.
Dés le début de sa carrière, dans les années 1920, alors qu’il était un jeune médecin travaillant dans un institut
pour enfants handicapés moteur, Andras Petö s’est trouvé confronté aux problématiques spécifiques
d’apprentissage et de rééducation posés par les enfants atteints de troubles neuro-moteurs ; il a dés cette
époque pensé qu’il était nécessaire de considérer la rééducation dans une perspective d’intégration des
personnes handicapées et de favoriser à cet effet leur éducation.
C’est à travers ses recherches menées dans cette perspective et à ses expériences professionnelles dans
plusieurs pays européens qu’il a pu mettre au point et développer un système d’éducation adapté aux enfants
atteints de troubles neuro-moteurs.
Il a incontestablement été le premier à appréhender les dysfonctionnements d’origine neuro-motrice comme des
problèmes et des questions auxquels il fallait apporter des réponses éducatives et non plus seulement des
réponses médicales.
L’éducation des enfants IMC est bien souvent caractérisée par de nombreuses sollicitudes sous forme de
rééducations multiples oû le corps de l’enfant prend toute la place car on veut lui apporter la mobilité et
l’adresse manuelle dont il est privé. C’est ainsi que sa vie est souvent morcelée, avec un programme de ou
toutes les rééducations qu’ils doit subir l’empêchent de faire son " métier d’enfant ". Sollicité par de multiples
apprentissages il devient plus un objet qu’un sujet car il doit supporter les projets des rééducateurs, celui de
ses parents, celui de ses maitres...chacun tirant la couverture de son coté avec des arguments irréfutables
quant à la justification de leur action.
Apprendre à l'enfant à découvrir les outils nécessaires et les clés d'accès pour diriger son cerveau endommagé
et lui permettre de retrouver une certaine maîtrise de ses mouvements désordonnés ; ainsi pourrait-on
résumer les objectifs de la pédagogie conductive.
En effet, le développement cognitif et celui de la motricité, qui en est l'instrument indispensable, sont intégrés
dans les apprentissages scolaires tout au long de la journée.
L'enfant atteint d'une infirmité motrice d’origine cérébrale est amené, dans les apprentissages scolaires, à
utiliser les outils moteurs à sa disposition; c'est à dire "ses instruments". Cela est particulièrement vrai en
classe maternelle, lors du développement de ces instruments ainsi que durant les deux premières années de
primaires, lorsque les apprentissages, notamment de la lecture et de l'écriture, font plus appel à la technique
qu'aux capacités d'abstraction.
Selon le professeur
Peto, en plus des dommages du système nerveux central, handicap moteur est principalement due à la
manque de coopération entre les différentes fonctions. Il a fait valoir que, plutôt que de l'application spéciale
thérapies, ces personnes ont besoin d'être traitées grâce à une vraie éducation, et donc il a créé le
système d'éducation conductive à prouver l'idée. Conductive l'éducation est basée sur l'idée
que, malgré les dégâts, le système nerveux possède encore la capacité de former de nouveaux neurones
connexions.
Le système de pédagogie conductive de Petö intègre les apprentissages scolaires et cognitifs au
développement moteur et instrumental propre à chaque enfant atteint d’infirmité motrice d’origine cérébrale.
L'enfant n’est pas pris en charge de manière individuelle (classe/ergo/ortho/kiné) mais tout est intégré par
un"conducteur" formé spécialement à travailler l'interaction entre la motricité, le langage, le cognitif et
l'apprentissage scolaire tout au long de la journée.
Il convient d’ajouter que les résultats des recherches actuelles sur les différentes modalités de la plasticité
cérébrale trouvent un écho encourageant dans la pratique de l'éducation conductive.
La plasticité est la propriété de modifier sa structure afin de s'adapter à des variations permanentes de
fonction. La plasticité synaptique joue probablement un rôle fondamentaldans le processus de mémorisation et
d'apprentissage qui permettent de distinguer les éléments nouveaux parmi les éléments familiers et d'intégrer
les expériences passées à une prise de décision.
Les personnes handicapées ont tendance à élaborer des stratégies compensatrices pour effectuer le
mouvement au lieu de chercher à adopter des stratégies communes. La plasticité fait
intervenir en cas de lésions ou de conflits des mécanismes neuronaux
très précis permettant au cerveau de produire des solutions nouvelles,
d'inventer des mouvements et de compenser des réflexes. La plasticité
développementale est un postulat théorique de base vérifié par
l'expérimentation qui énonce qu'un individu peut se développer sur le
plan cognitif quelque soit son âge et le degré de son handicap. Dans
cette perspective, l'éducation conductive crée les conditions
d'environnement permettant à l'individu de trouver à tout moment la
démarche adéquate pour agir, communiquer et accroître sa capacité
d'autonomie.
Dès les années 60, l'Education Conductive connaît un essor croissant dans de nombreux pays
tels l'Angleterre, l'Autriche, le Japon, Israël, Hongkong, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, etc... où universités et
pouvoirs publics s'y intéressent de près en mettant l'accent sur la recherche théorique et l'adaptation à
d'autres contextes. Ce processus aboutit, en l993, à la naissance officielle de l'International Association for
Conductive Education, indépendante du centre Petö de Budapest
Actuellement, la pédagogie conductive est connue et pratiquée dans tous les pays européens
Elle est plus particulièrement développée au royaume uni, en Allemagne, dans les pays scandinaves et
naturellement en Hongrie ou elle a été élaborée par le professeur Andras Petö à la fin des années 40. Il en va
de même pour la Belgique,les états unis, le canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Japon et Israël.
Les pays de culture latine s’y intéressent progressivement quant à eux et depuis peu, c'est-à-dire que l’on
commence à voir en Espagne et en Italie des établissements à financements publics qui inscrivent la pédagogie
conductive comme le référentiel pédagogique de leurs projets d’établissement.
La France, enfin, est l’un des derniers pays développés a montrer des réticences affichées à la mise en œuvre
de projets d’éducation inspirés par la pédagogie conductive pour les enfants atteints d’une infirmité motrice
d’origine cérébrale.
A Budapest, l'institut Petö a reçu jusqu'à 800 demandes par an. Cette concentration en un même endroit
d'enfants atteint de pathologie neuro-motrice est assez unique et impressionnante.
Autre élément, le métier de conducteur est reconnu par l'état qui fournit le diplôme au terme de 4 années
d'étude. Ce diplôme donne également accès à la profession d'enseignant dans ce que nous appelons le cycle
fondamental donc maternel et primaire.
les parents ont un congé payé pour s'occuper de leur enfant handicapé en bas âge et il est prévu dans la
société hongroise qu'ils se rendent avec lui à l'institut PETÖ pour apprendre comment bien l'aider à grandir
avec et malgré son handicap.
Un réel intérêt pour une pédagogie qui pourrait permettre à un plus grand nombre d’enfants handicapés
moteur d’origine cérébrale de conquérir leur liberté.
La pédagogie conductive doit pouvoir trouver sa place en France comme elle l’a trouvée dans les autres états
de l’union. Les familles d’enfants atteints d’infirmité d’origine cérébrale doivent avoir la possibilité de choisir
cette pédagogie et ne plus être contraints de se déplacer à grand frais en Hongrie ou au Royaume Uni, ni
d’employer dans la clandestinité des conductrices hongroises diplômées.
L'objectif de l'éducation conductive n'est pas directement
changement d'un certain handicap, mais d'intégrer et de coordonner les différentes fonctions. Il serait
irréaliste de s'attendre à le moteur de troubles de coordonner les différentes fonctions si elle est pratiquée
séparément et de les voir le fonctionnement de ces fonctions dans un complexe et intégrée.
Professeur Peto conducteur du programme enseigne le moteur de troubles de mener à bien coordonnée
et des actions intégrées par le biais de l'éducation et de la routine quotidienne. Ce programme ne
pas besoin de machines spéciales, des instruments et des auxiliaires de la technologie de pointe. Le
principe est que ce n'est pas l'environnement qui doit être changé, mais le moteur de troubles
personne a besoin de s'adapter à l'environnement. Bien sûr, l'éducation conductive n'est pas le seul
réponse miracle »pour le moteur en désordre. Les patients n'ont pas ou ont des membres musculaire ou osseuse
maladies ont de choisir d'autres méthodes, tout comme ceux qui ont myopathies, progressive
maladies neurologiques ou très grave déficit d'intelligence. Les patients souffrant d'autisme ou de
Rhett's syndrome ne bénéficient pas de l'éducation ou l'autre conducteur. Néanmoins, il est un
fait qu'au moins un tiers de l'automobile en désordre avec des dommages au système nerveux central
développer une meilleure avec l'aide de conducteurs de l'éducation que par toute autre méthode. Le plus tôt un
enfant reçoive l'éducation conductive, meilleures sont les chances qu'il a d'amélioration. Rupture de
dix jeunes enfants à partir de la méthode de Peto avant l'âge d'un an, huit seront en mesure de rejoindre
normal de l'école maternelle au moment où ils atteignent cet âge.
Il a fait valoir que, plutôt que de l'application spéciale
thérapies, ces personnes ont besoin d'être traitées grâce à une vraie éducation, et donc il a créé le
système d'éducation conductive à prouver l'idée. Conductive l'éducation est basée sur l'idée
que, malgré les dégâts, le système nerveux possède encore la capacité de former de nouveaux neurones
connexions.
Texte élaboré à partir de
- intro aux actes du colloques pour la pédagogie conductives UNESCO 2003
- articles et interventions d'yves Baldwin, la famille belgique
- présentation de l'éducation conductive institut peto hongrie
- silapédagogie




